Véronique Duplan 

"Résister à la frénésie du monde, à sa toile médiatique omnipotente et violente. Comment panser l’esprit, qui ne peut que bégayer face à ce magma où tout se crie et tout s’oublie instantanément ? Le temps a-t-il encore une place à l’heure de l’instantané ?"

Le travail de Véronique Duplan s’inscrit dans un mouvement qui ferait l’apologie de la lenteur.

Un geste de résistance. L’ idée contenue dans l’ensemble de son travail, est celle d’une continuité fragile et précieuse. Rien ne se perd, tout se transforme par sédimentation.
Longtemps, le signe est multiplié jusqu’à ce qu’il constitue une peau, une trame extrêmement fine. Cellule par cellule, un continent se déploie, la matière déborde de feuille en feuille, les formats poussent. Plusieurs mois sont nécessaires à la réalisation de certains dessins. Plusieurs mois dans un même geste, méticuleux et précis. À la façon d’un tisserand, Véronique Duplan brode à l’encre des continents ambigües, des silhouettes cristallisées d’un possible vêtement ou d’un animal, ouvrage d’une peau minérale.
Par la matière, elle se confronte à l’abstraction, mais lui insuffle une forme définie. Elle s’inspire des cairns, points de repère sur les chemins, et des échantillons de sédiments effectués par carottage, ces strates du temps.

Certains de ses dessins expriment de façon plus prononcée la nécessité du vivant par une représentation figurative affirmée. L’investissement physique de la réalisation comme épreuve du temps trouve le sujet de ses compositions. Fossilisation se dessine. Un oiseau surgit, témoin de la circulation du vivant dans le paysage. Une planète, figure prophétique et conquête d’une mémoire. Dans un espace de calme, Véronique Duplan ouvre une voie à la contemplation, silencieuse et méditative, consolatrice.Bien sûr, la réflexion évolue dans un contexte donné.Les colonnes vertébrales deviennent des oripeaux, puis des prétoriens sans tête, pas décapités, non, sans tête ou pas plus grande que la tête d’un oiseauFossilisés, figés, silencieuxFace à des terres vides, flottantes, sans trajectoire, sans sillage, des miettes chaudes ou froides, tellement silencieuses et inertes qu’elles ne créent aucun souffle, aucun écho.Des vestiges sans témoin.

Ateliers

+ Atelier pluridisciplinaire, La Fosse, Marseille

+ Atelier de gravure -M-, Marseille

+ Atelier de gravure Véronique Bonnardel, Cassis

+ Atelier de gravure Laurent de Troïl, Marseille


 

Prix

+ Médaille d’or du salon d’art contemporain de La Rochelle 2014
+ Médaille de bronze section gravure, salon du Grand Palais, Paris 2013

Expositions

*Personnelles

+Galerie du Hérisson,Aubagne,2019

+Galerie Martagon, Malaucène, 2019

+Centre d'Art Contemporain Les Pénitents Noirs, Aubagne 2018

+ Chapelle de l’Observance, Draguignan, 2010
+ Blanco Riad, Tetouan, Maroc, 2010
+ Galerie Réverbères, Marseille, 2010
+ Office de la culture, Marseille, 2009

*Collectives

+Musée de Gap, 2020

+Musée de Gap, 2019

+ Château de Servière, Le Dessin Contemporain 4ème Temps, Marseille, 2016
+ Centre d’art contemporain Rochegude, Albi, 2014
+ Salon d’art contemporain de La Rochelle, 2014
+ Grand Palais section gravure à Paris, 2012 et 2013
+ Salon de la gravure de Cotignac, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
+ Galerie Ré, Marrakech, 2011
+ Salon de la gravure, Musée du dessin et de l’estampe originale, Reims, 2009
+ Office de la Culture, Marseille, 2008

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 ©  Veronique Duplan.

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